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10 mai 2014

SECRETS DES VILLES | RESTE-T-IL DES MAISONS EN VILLE ?

2 commentaires:


Me voilà de retour à la maison après avoir vu l’exposition « des maisons à Villeurbanne ». Je dis « à la maison », en fait c’est un appartement, mais une maison ça fait plus « chez soi » vous ne trouvez pas ? 


Sweet home
“89 % des Français souhaitent être propriétaires de leur maison”. Avoir sa maison est tout un rêve et un symbole, car la maison représente un abri pour la famille. C’est aussi avoir son jardin, son garage, sa tranquillité. La ville n’est pas le lieu de la maison puisqu’elle représente 3% de l’habitat à Lyon et 7% à Villeurbanne (chiffre de l’exposition). Mais il reste des maisons qui résistent, plus ou moins bien, face à l’urbanisation et à la densification (voir article sur « la densification, un mot qui fait peur »).

Il en reste donc, des maisons, certaines préservées, d’autres « mangées » par la ville. Il est alors intéressant de découvrir le témoignage des habitants de ces maisons, ainsi que leurs histoires. Maisons ouvrières, maisons bourgeoises, manoirs et châteaux, se cachent par exemple dans Villeurbanne. L’exposition retrace le contexte de leur construction et de leur quartier, souvent bien différent aujourd’hui.
L’évolution majeure vient de l’industrialisation et de la fermeture des usines. Les maisons étaient alors directement liées aux usines, comme par exemple la Maison Valla (Devine [LE] # 9) :


30 novembre 2013

SECRETS DE VILLE | LE TÉLÉPHÉRIQUE URBAIN: DE LA FICTION A LA RÉALITÉ

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(via )


Les transports aériens sont une composante récurrente des villes imaginaires et futuristes crées au cinéma. Ces villes sont souvent représentées comme denses et verticales, fondées sur la vitesse et la mobilité. On y retrouve des transports innovants, nombre de véhicules volants,  et parfois même des téléphériques !



Bien que le cinéma aient déjà érigé le téléphérique comme transport urbain du futur, il a encore du chemin à faire pour s’imposer dans nos villes.
De nombreux acteurs s’intéressent aujourd’hui à cette technologie de transport, mais le téléphérique fait face à des obstacles : idées reçues, acceptation sociale, régulations… Beaucoup relèguent le téléphérique aux pistes de ski, et doutent qu’il puisse être un transport de masse. D’autres s’inquiètent de son intégration à la structure urbaine. La population en particulier s’interroge sur l’esthétique du téléphérique et sur le survol de leurs propriétés.

18 septembre 2013

SECRETS DE VILLE | LA PLACE DES JACOBINS A LYON

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Comme vous le savez certainement, nos 3 ans seront fêté ce vendredi 20 septembre pour le Parking-Day. L'événement aura lieu à Lyon, rue Jean Fabre, entre la place des Célestins et celle des Jacobins. 


Comme nous vous avions déjà révélé les petits secret des Célestins, nous allons aujourd'hui vous parler des Jacobins !!! 



Place des Jaconbins : Fontaine des Arts

18 juillet 2013

SECRETS DES VILLES | URBANISME ET VACANCES #1 : CONQUÉRIR LA MER POUR LES TOURISTES ?? MAIS A QUEL PRIX...

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Coney Island au début du XXème siècle (via)

La chaleur estivale est enfin là... L'appel de l'eau est de plus en plus fort.

Après notre série "architecture et vacances", je lance cette fois-ci une nouvelle série autour de l'urbanisme et les vacances. Quelles sont les premières images qui me viennent en tête ? Les stations de ski et les stations balnéaires construites dès les années 1960/1970 : des projets monumentaux transformant nos côtes et nos montagnes à travers une surexploitation des sols... Un vrai travail de chirurgien esthétique pour venir satisfaire au bonheur de l'homme dans ses loisirs (sport, détente et vacances dans un cadre lisse). 

Je critique, mais moi-même j'ai pu profité de ces endroits touristiques.

Aujourd'hui, histoire de nous mettre en jambe et de nous préparer aux vacances, je vais m’intéresser à ce que l'homme est prêt à faire pour soit rentrer dans le livre des records, soit espérer devenir super "attractifs" (je reste sceptique) sur le plan touristique en développant des artifices sur la mer.
Je vais me concentrer donc plus spécifiquement sur les îles artificielles et oui, je vais survoler ces projets mégalomanes des îles les plus folles du monde qui demandent, mine de rien, une grande technicité pour leur réalisation, du fric, et surtout une très grande ambition.

Histoire de changer de support, je vais faire cette recherche via Google Earth. Je me suis amusée dans un premier temps à les référencer comme vous pouvez le voir ci-dessous.


Afficher ile sur une carte plus grande

Bizarrement, on a un petit noyau fort autour du golf persique.
Mon cerveau asséché par la chaleur me conduit à une déduction naïve :
pétrole > argent + sable = île de ouf ?

Ensuite, j'ai fais des zoom pour voir d'un peu plus près tout ça.

12 juin 2013

SECRETS DES VILLES | DES TOURS PAR MARSEILLE

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Promotion de la balade sur le GR 2013 (via)

Marseille attire de nombreux projecteurs dans cette première moitié de l’année. Dernierement, le président de la République a déclaré ouvert le MUCEM (Musée des Civilisations de l’Europe et de la Méditerranée), des festivités animent le Vieux Port en lien avec Marseille-Provence 2013, Norman Foster dévoile son ombrière géante tandis que la piétonisation des quais se poursuit… En somme, Marseille bouge, Marseille vibre.

18 mai 2013

SECRETS DES VILLES | UN QUARTIER EN MER A MONACO

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Après le projet colossal du tunnel sous le Bosphore que nous vous avions présenté il y a quelques temps, voici un autre projet d’envergure : un projet d’extension sur la mer pour la ville-état de Monaco.

8 mai 2013

SECRETS DES VILLES | LES TERRITOIRES PÉRIPHÉRIQUES : DES ESPACES PUBLICS D’UN NOUVEAU GENRE ? - RETOUR SUR LES EXPÉRIENCES DE L’AGENCE TER ENTRE NATURE ET HIGH TECH.

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(via)

Que faire de ces territoires qui sont fondés sur un antagonisme ville-campagne qui est aujourd’hui dépassé ? A l’heure actuelle, dans le paysage des périphéries urbaines, il n’y a plus vraiment de campagne, plus vraiment de ville. Nous sommes face à des territoires considérés comme de vastes zones urbanisées qui cherchent leur appartenance et leur échelle.

Ces territoires est l’un des terrains de jeux favoris de l’agence Ter. Il s’agit d’un bureau de paysagistes fondé en 1986 par Henri Brava, Michel Hoessler et Olivier Philippe, dont leur forte filiation avec le paysagiste Michel Corajoud qu’ils ont eu pour enseignant se ressent dans leurs concepts. Par exemple, la notion d’ « horizon » est souvent récurrente.

S’appuyer sur le changement dans la représentation de la ville aujourd’hui est l’un de leurs principes phares et leurs interventions visent essentiellement le traitement de ces périphéries car selon eux, c’est là que les questions se posent. Dans cette perspective, ils travaillent les articulations entre les agglomérations, entre les territoires. Certains de leurs projets sont représentatifs de cette nouvelle vision qui commence seulement à pointer le bout de son nez.

Comment intégrer ces zones « d’entre-ville » ? comme ils les appellent...       

Ils parlent volontiers d’une pensée en réseau ou en flux pour ancrer leurs projets dans la réalité des territoires du XXIème siècle. Ils distinguent deux types de flux : ceux liés à la nature, au mouvement naturel des territoires et ceux liés aux NTIC (Nouvelles Techniques de l’Information et de la Communication). Afin d’illustrer cette pensée émergente de l’Agence Ter, je vais alors vous présenter deux de leurs projets.

26 avril 2013

SECRETS DE VILLE | LA PLACE DES CÉLESTINS A LYON

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Nous vous dévoilons enfin le lieu de l'évènement !! Notez dans vos agendas, ce sera sur la Place des Célestins, à Lyon, le 4 mai à partir de 14h. A très bientôt !!
Et d'ici là,  nous vous proposons de découvrir ce lieu emblématique:

 

LE THÉÂTRE DES PÉRIPÉTIES
 
Le théâtre des Célestins de Lyon, se trouvant sur la place du même nom, tire son nom de l'ancien couvent des religieux Célestins (dont l'ordre fut fondé par le futur pape Célestin V), installés à Lyon au début du XVème siècle et supprimés en 1778. 
Se trouvait donc, à cet emplacement, non pas un théâtre mais un monastère qui subsista près de 400 ans.
Il semble que ce lieu fut lié à la malchance, car il y aura un premier incendie sous Louis XII (XV ème siècle), puis en 1562 lors des guerres de religion, le monastère sera saccagé, puis deux autres incendies au XVII et XVIII siècles dont l'un va détruire la riche bibliothèque des Célestins.
Un premier théâtre, appelé théâtre des Variétés, est inauguré le 9 avril 1792... et en 1871, un nouvel incendie détruit l'édifice ! 
Le Théâtre des Célestins vers 1830 (via)


Le bâtiment actuel est l’œuvre de l'architecte Lyonnais Gaspard André, qui l'inaugure en 1877....jusqu'à un nouvel incendie trois ans plus tard ! Gaspard André rénovera l'édifice selon ses premiers plans. La scène se trouverait à l'emplacement exact du maître-autel de l'ancienne chapelle des religieux.
Ce théâtre est unique en France, car il possède l'une des plus belles salles à l'Italienne ( c'est à dire une salle de taille modeste, structurée en plusieurs étages/balcons sur un plan pouvant varier de forme entre le U et l'ovale tronqué) et qu'il est l'un des seuls en France, avec la Comédie-Française (Palais Royal de Paris) et le théâtre de l'Odéon (Paris) à fêter plus de 200 ans d'art dramatique. De plus, il a été restauré pour se doter des technologies du XXI ème siècle les plus en pointe en France. 

17 mars 2013

SECRET DES VILLES | COMMENT ÉTAIT-IL POSSIBLE DE VIVRE DANS LE QUARTIER LE PLUS DENSE DU MONDE ?

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(via)

Aujourd'hui disparu, le quartier Kowloon Walled City à Hong Kong (connu également sous le nom de la Citadelle de Kowloon) a été le quartier plus dense du monde jusqu'à la fin des années 1980.
Pour vous donner une idée, il y avait plus de 50 000 habitant sur 0,026 km², soit une moyenne de 1 923 076 habitant au km² !


UNE HISTOIRE ATYPIQUE POUR UN SI PETIT TERRITOIRE

Initialement, Walled City était une petite forteresse protégée par des remparts et entourée par le village de Kowloon. Lorsque les Anglais ont occupé la région de Hong Kong à la fin du XIXème siècle, cette enclave  abritant à l'époque 700 personnes s'est retrouvée être la seule partie laissée aux chinois. Elle devaient pouvoir garder des troupes suite à l'accord établi entre les deux pays. Cependant, cette situation ne dura qu'un an, les Anglais décidèrent d'envahir cet ultime quartier non conquis qu'ils retrouvèrent au final déserter.

Le quartier a été occupé par les troupes anglaises jusqu'à la seconde guerre mondiale, période où les Japonais ont envahi la région et le quartier. A ce moment là, la forteresse a connu son premier changement de visage par la destruction de ses murs d’enceinte. Lors de la capitulation en 1945, le quartier a été de nouveau abandonné.

Après la guerre, Walled City a été occupé par des squatteurs et des membres des triades pour devenir le paradis de toutes activités illégales (ex.: prostitution, trafic de drogue, etc.). Alors que jusque là, la question de la propriété du lieu ne s'était jamais posée entre Chinois et Anglais, aucun des deux pays n'a voulu reconnaître sa responsabilité et son autorité sur le lieu.

19 février 2013

SECRETS DES VILLES | STRUCTURE ANTI-AVALANCHE EN ISLANDE

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Je savais que le risque lié aux avalanches était neutralisé par le biais d’explosifs, déclenchés par les équipes de secours. En revanche il est plus surprenant de voir les hommes lutter contre ce phénomène grâce à des ouvrages paysagés.

Le climat, l’isolation, les volcans font de l’Islande un pays à la fois craint et fascinant.  Près du 65ème parallèle nord, les vents polaires balayent cette terre et forcent les températures à s’abaisser à 5°C de moyenne sur la capitale,  Reykjavik. Seul le Gulf Stream limite la dégringolade sur les côtes occidentales en hiver. Le pays est donc soumis à nombreuses chutes de neiges qui, conjuguées aux reliefs, sont vectrices d’avalanches. A ceci, le gouvernement a réagi en lançant un programme national pour la prévention des avalanches.
Le secteur  concerné est sur les abords du village

6 février 2013

SECRETS DES VILLES | LE VÉLO : UNE MOBILITÉ DOUCE À INTÉGRER DANS L’ESPACE PUBLIC DE LA MÉTROPOLE DU XXIÈME SIÈCLE. REGARD SUR LES EXPÉRIENCES DE L'AGENCE GEHL

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(via)

Les villes sont en «crise». La mobilité a bouleversé les échelles. Tout le monde ou presque a adopté un mode de vie commun (le mode de vie urbain), utilise les NTIC modifiant alors l’espace-temps.
Cependant, les associations et les agences d’architectes se multiplient et proposent un mode de vie plus lent : en proposant des espaces dédiés à la marche à pied, au vélo, au repos ...

L’utilisation du vélo apparaît comme une façon de se déplacer économique, écologique et qui permet aussi de profiter du paysage urbain des villes. Les métropoles se sont toutes lancées dans le développement de pistes cyclables et de la mise à disposition de vélos.

L’agence fondée par Jan Gehl fait parti de ces agences qui souhaitent mettre au cœur des villes une mobilité durable et une qualité de l’espace urbain.


COMMENT CES NOUVELLES FAÇONS DE SE DÉPLACER ET D’HABITER LA VILLE S'INSÈRENT-ELLES DANS NOS MÉTROPOLES ?

L’agence danoise Gehl architects se présente sous l’étiquette de «consultant en qualité urbaine». Et cela reflète bien son attitude face au projet. L’agence explore de manière la plus précise possible la façon dont sont utilisés les espaces publics par les usagers. Elle intervient dans divers domaines : master plan ; stratégie urbaine ; maîtrise d’oeuvre d’espace public.

20 janvier 2013

SECRETS DES VILLES | LES RUINES, CA LES GAGNE... EXPLORATION URBAINE D'UN NOUVEAU TYPE

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Hôpital B - Normandie (via)

Vous connaissez le mouvement UrbEX (urban exploration) ? 
Lancé dans les années 1980, il est en ce moment une activité à la "mode" qui consiste à visiter des lieux construits par l'homme aujourd'hui abandonnés et/ou désuètes, et généralement interdits d'accès ou en tout cas difficilement accessible. En plus d'être une pratique illégale mais de plus en plus répandue, pas mal de sites web en parlent. Je vous invite d'ailleurs à lire l'article écris sur Urbanews cette semaine qui apporte un autre regard sur le sujet.


QUELS INTÉRÊTS POUR CES RUINES ?

Ce que je me demande, c'est pourquoi cet élan pour ce style de balade : Le côté "vintage" de la chose ? Le surkiffe de la ruine ? Le défis de l'interdit ? Le souvenir et ne pas oublier la mémoire du lieu ? Un engouement pour l'histoire industrielle ?
Enfin bon, je n'ai pas de réponses à vous donner directement, c'est souvent selon les motivations de chacun, mais la passion de la photographie les regroupe.

Cette pratique, aussi bien amusante, dangereuse et originale, permet de mettre en émois la curiosité de ceux qui explorent mais aussi de ceux qui découvriront les clichés sur la toile ou lors d'expositions. Je vous invite sans trop tarder à taper dans votre moteur de recherche le terme urbex et vous trouverez ainsi plusieurs séries de travaux réalisés individuellement ou en groupement par des photographes ou des explorateurs amateurs. Les clichés sont tous plus surprenants et nous font découvrir régulièrement des lieux cachés aux architectures uniques.

Les sous-sol de Seattle (via)

9 janvier 2013

SECRETS DES VILLES | JARDINS SUR LES TOITS

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(via)
« Les jardins sur les toits peuvent remplacer des paysages  naturels, avec tous les avantages d'un jardin sur la terre ferme."
Théodore Osmundson, Roof Gardens: History, Design, and Construction (1999)



Parmi les projets d’architecture récents, on voit pousser des arbres sur les balcons ou les toits des immeubles, et je me suis demandée si c’était seulement un beau photomontage ou une réalité. Les photos de Alex Maclean à New-York ont fini d’aiguiser ma curiosité, et j’ai fait quelques recherches. 


Dans un premier temps, je vous fais partager mes découvertes sur les jardins installés dans des lieux délaissés de la ville. Dans un second article, je parlerai d’agriculture urbaine.

23 décembre 2012

SECRET DES VILLES | ALEX MACLEAN NOUS DÉVOILE LES DESSUS DE NEW YORK

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Nos villes sont dans une recherche incessante d'espaces pour pouvoir accueillir nouvelles populations, nouvelles activités, nouveaux usages. Au lieu de partir en périphérie des villes par exemple, certains ont eu l'ingéniosité de s'accaparer d'immenses surfaces urbaines sous exploitées : les toitures des immeubles. Ils y implantent des activités transformant ces surfaces disponibles en "terrains" agricoles, bars et boites de nuit, jardins privatifs ou encore lieu artistique.

Aux États-Unis, le phénomène a pris pas mal d'ampleur et particulièrement à New York. Ce phénomène a motivé l'architecte et photographe Alex MacLean pour réaliser un ouvrage dédié à ces nouveaux usages et l'évolution du paysage urbain new-yorkais. 
Le livre, intitulé New: up on the roof: new york's hidden skyline spaces, est sorti en 2012.


30 octobre 2012

SECRET DES VILLES | VIVRE AVEC NOS MORTS EN VILLE : QUELLE PLACE POUR LES CIMETIÈRES AU XXIEME SIÈCLE ?

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La Recoleta Cemetery, Buenos Aires (via)

Il y a peu de temps, j'ai eu un débat avec des amis sur l'intérêt des cimetières en ville ! Sujet délicat (et polémique?), ces espaces sont de véritables enjeux urbains à l'heure où nous consommons de plus en plus d'espaces.
La Toussaint et Halloween étant cette semaine, je me dis que c'est l'occasion pour aborder la question de ces espaces publics atypiques.


NOTE PRÉLIMINAIRE SUR LE CONTENU DE CET ARTICLE

N'étant pas experte sur les cimetières, et sur le rapport de ces lieux avec les religions, je vais essayer d'avoir le regard le plus objectif possible en tant qu'architecte-urbaniste, et d'apporter des informations fondées dès que cela m'est possible. Je vous l'accorde : mes impressions personnelles, mon regard sensible et plus subjectif, risquent d'être présents dans mes observations car je suis également un usager lambda.

Je ne sais pas vous, mais pour moi, c'est par le voyage et en découvrant d'autres cultures que j'ai développé cette curiosité pour les cimetières et je souhaite vous la faire partager. En tant qu'espace spécifique dans la ville, je me pose aujourd'hui DEUX questions existentielles :
1. Quel paysage doivent-ils offrir ? parce que je me demande pourquoi les cimetières me paraissent beaucoup plus sympas et agréables ailleurs qu'en France ? Par chez nous, ils me paraissent tellement tristes et gris que ça me rebute un peu et nous voyons de la couleur seulement une fois dans l'année, au 1er Novembre.
2. Quelle place aujourd'hui pour les tombes en ville ? N'existe-t'il pas des moyens alternatives pour optimiser leur place ?
Bref, j'espère que vous m'aiderez à y répondre.


CIMETIÈRE = INTOUCHABLE ?

Le cimetière a une image sacrée, mystifiée, où règne le silence, le calme, et incarne le repos. Ça influe directement sur notre comportement : nous essayons de ne pas faire de bruit et d'être discret, nous marchons solennellement comme une manière de rendre hommage à tout ces morts. Ça me rappelle les fois où je me surprends en train de chuchoter lorsque je visite ce genre d'endroit avec des copains.

Dans ces territoires de ville prenant des emprises monumentales, nous connaissons tous une personne enterrée. Au-delà de l'espace commémoratif ou d'un cadre connu pour de tristes faits divers (profanations par exemple), j'ai tout de même l'impression que nous en parlons peu en termes d'espaces urbains/espaces publics composant la ville, source de renouvellements ou de grands projets urbains possibles.
Pourquoi ai-je le sentiment que l'on veut nous les cacher ? Sacrilège d'en parler ? D'y toucher et de les transformer ? Est-ce que c'est un impact de notre culture funéraire ?

Cimetière à Wien (Photographie : Charline Sowa)

4 octobre 2012

SECRETS DES VILLES | LES JO DE LONDRES 2012

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Vue aérienne du parc olympique

La capitale anglaise s'est vue attribuer les JO grâce à la justesse de la réponse en matière de conduite de projet. En effet, ces olympiades sont ancrées dans les enjeux actuels, car ce sont les premiers Jeux durables depuis le début la déclinaison moderne initiée par Pierre de Coubertin. Le changement est radical : alors que les anciennes olympiades étaient l'occasion de construire des infrastructures et des équipements monumentaux pour représenter la puissance du pays organisateur, les Jeux de Londres ont misé sur un aménagement évolutif intégré au parc existant et futur.

Voyons voir de plus près de quoi il en retourne :

21 septembre 2012

SECRETS DES VILLES | LE TUNNEL DE LA CROIX-ROUSSE EN "MODE DOUX"

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L’année dernière les journées du patrimoine furent l’occasion de visiter des classiques du patrimoine lyonnais. Cette année, mes visites ont été plus insolites : une chocolaterie, un aérodrome, et un chantier de tunnel, dont je vais vous parler. 

Direction la Croix-Rousse, une des collines de Lyon, traversée par un tunnel  depuis 1952. Depuis la catastrophe du tunnel du Mont-Blanc en 1999, les normes se sont renforcées en terme de sécurité dans les tunnels. Il est par exemple nécessaire de prévoir des sorties de secours, débouchant sur une galerie de sécurité permettant d’évacuer les lieux. Au tunnel de la Croix-Rousse, il y a un seul tube avec une circulation en double sens, souvent fermée à cause de pannes des systèmes de ventilation obsolètes. Il est aujourd’hui nécessaire de moderniser et de sécuriser ce tunnel, avec l’installation d’un tube parallèle d’évacuation. La ville a souhaité pousser le projet un peu plus loin, en faisant d’un élément sécuritaire, un élément urbain : un axe de circulation réservé aux « modes doux ». 

situation du tunnel
à droite le tunnel existant, à gauche le nouveau et entre 11 intertubes" tous les 150m

12 mai 2012

SECRETS DES VILLES | UN CADASTRE SOLAIRE POUR PARIS

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EN BREF
Nous pouvons entendre dans la presse et les différents média depuis un mois, Paris va être doté d'un cadastre solaire à partir d'Octobre 2012.

Un cadastre solaire ? Une manière originale d'observer la ville, mais cela peut être un outil  intéressant pour connaître les espaces les mieux ombragés, les plus ensoleillés, que ce soit dans la conception architecturale et urbaine, pour notre balade du dimanche ou dans le choix de notre futur appartement.
Ce travail est issu d'un programme européen POLIS dont l'objectif est d'introduire "une prise en compte des apports énergétiques solaires dans la planification urbaine". La Ville de Paris a mis en place ce projet pilote : réaliser le premier cadastre solaire. Mené par l'APUR (Atelier Parisien d'URbanisme), la campagne de relevés et de traitement des données est en cours de finition. Pour réaliser un tel travail, un avion muni d'un capteur a cartographié l'ensemble de la Capitale en prenant compte de sa volumétrie et de ses élévations. Par la suite, c'est un ordinateur qui a pris la relève afin de calculer les taux d'ensoleillement sur une année.

Sources :
- http://www.paris.fr/accueil/environnement/quels-sont-les-toits-de-paris-les-plus-ensoleilles/rub_9654_actu_113917_port_23775
- http://www.apur.org/article/un-cadastre-solaire-paris
- http://www.polis-solar.eu/?lang=fr
- Article "Ou se cache le soleil", paru dans le journal Direct Matin du 11 Mai 2012

Écrit par : Charline S.

26 avril 2012

SECRETS DES VILLES | LES BERGES DU RHONE

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Pour vous mettre l'eau à la bouche Raphael vous a concocté un article spécial pour la semaine de notre second anniversaire qui se fêteras le samedi 28 avril sur les berges du Rhône!


Portrait historique du projet 

« Associé aux paysages changeants dont il est l’artère vivante, chargé de mystère de ses augustes origines, sortant des brumes pour se ruer à la conquête des terres bénies que baigne la mer toujours bleue et qu’illumine un ciel presque toujours clair, il fascine et retient. Lorsqu’on est homme du Rhône, on reste marqué par lui et, même éloigné par les hasards de la vie, on rêve de sa grandeur et l’on reste, au plus profond de soi, rattaché à tout ce que ses eaux semblent apporter de libre et de fier. Les hommes qui sont installés sur ses bords ont toujours voulu entrer dans sa familiarité ; ils ont désiré l’associer à leur modes d’existence et, même accrochés à ses rives, menacés et vaincus, ils ont toujours gardé une place dans l’intimité de leur cœur et les vagabondages de leur imagination » (Faucher, 1968)

Le Grand Lyon, maitre d’ouvrage pour l’aménagement des bas-ports de la rive gauche de l’arc du Rhône, lance en 2001 un cahier des charges élaboré avec le soutien de l’Agence d’Urbanisme de Lyon. Un marché de définition est effectué en 2002 respectant les principes du Plan Bleu (1991) à savoir : concevoir un cheminement libre capable d’accueillir des continuités piétonnes et cyclables, prévoir des emplacements pour les bateaux,  faciliter l’accès aux quais, pouvoir être en mesure d’amortir les inondations… le site doit aussi répondre à une double échelle : celle de l’agglomération et celle du quartier. 
Emmanuelle  Sibué-Allart, chef de projet Grand Lyon au service espace public précise que « Les objectifs du projet étaient multiples : il s’agissait tout d’abord de libérer  le site des voitures, de permettre aux habitants de retrouver un contact direct  avec le fleuve et de créer un espace de nature et de détente en plein cœur  de la ville. L’aménagement tire ainsi profit d’un lieu riche de potentialités en termes de qualité de vie et jusqu’ici peu exploité. En effet, les Berges du Rhône sont particulièrement centrales et offrent un point de vue unique sur Lyon » (lettre d’information n°7 de mai 2007). C’est un groupement composé l’atelier paysagiste lyonnais In Situ (Annie Tardivon et Emmanuel Jalbert), et les co-traitants Jourda (architecture) et Coup d’Eclat (éclairagiste). Une  phase de consultation prend place l’année suivante et la construction commence en 2005 par des travaux fluviaux. Les larges bandes de stationnement présentes à l’époque sont détruites au profit de nouvelles berges de 5 km et d’une superficie de 10 ha. 
En 2007 les berges du Rhône s’ouvrent au public avec des festivités (théatre de rue, spectacle sur le fleuve…).

Avant  (Grand Lyon et Google Earth images)
Pendant (Grand Lyon et Google Earth images)
Après (Grand Lyon et Google Earth images)

21 mars 2012

SECRETS DES VILLES | LES UTOPIES URBAINES, DÉLIRES OU RÉALITÉS?

6 commentaires:

Après vous avoir présenté une série intitulée « utopies réalisées », il me semblait intéressant de faire le point et d’aller un peu plus loin dans le thème de l’utopie.

« Utopies réalisées » est un réseau de patrimoines remarquables du XXième siècle, dans la région urbaine de Lyon. Parmi eux, je vous ai fait visiter : les Gratte-ciel de Villeurbanne, la Cité Tony Garnier, Firminy Vert et enfin les étoiles de Givors.

L’intitulé est paradoxal, car une utopie, par définition, ça n’existe pas. L’utopie est une fiction, sans attache géographique : en grec, outopos = « lieu qui n’est pas » et eutopos = « le bon lieu ». Une utopie est impossible, mais pourtant elle utilise des moyens de représentation rendant le projet concret, comme les plans détaillés de Tony Garnier. 

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